Commentaires

“ Maria C.Ventura est un cas très spéciale entre les aquarellistes portugaises.

Même si on ne trouve pas dans sa peinture des influences de la très belle école  portugaise d’aquarelle, Maria C. Ventura aborde la difficile art de l’aquarelle avec une délicatesse toute féminine, je dirais même presque avec pudeur, sentimentalité et lyrisme romantique. Cette manière d’exprimer ses sensations et sa vision du réel donne lieu à des œuvres où se laissent deviner le rêve, la fantaisie et la solitude. Mais je laisse la parole aux critiques d’art italiens qui ont su,si justement, l´apprécier :

Vasco Bettencourt Sampaio

« …  la technique  de Maria C. Ventura s’est affinée à un point tel qu’elle reproduit des aubes ou des crépuscules avec des effets chromatiques surprenants et ses paysages marins ont des transparences et des jeux de lumière sur l’eau qui sont vraiment admirables.

La fascination de sa peinture réside dans la simplicité qui se trouve à la base même de sa vie, de son âme naïve et ravie qui donne l’impression qu’elle est née une deuxième fois au moment où elle a recommencé è peindre… »

Rita Muccitelli

« … La légèreté du trait nous parle de sa discrétion et nous dit qu’elle entre sur pointe des pieds dans ce monde chaotique et convulsif ; c’est ce que nous disent ses tableaux avec ses fenêtres entrouvertes, ses rideaux en dentelles, ses couleurs ténues, jamais forcée, et le ciel d’une telle clarté que même son pays d’origine ne la possède pas. Les paysages silencieux  et doux où l’être humain ne paraît que rarement parlent d’une certaine solitude de l’artiste en pays étranger.  Mais les êtres humains existent, même s’ils ne se montrent pas : leur présence est visible dans la linge suspendu aux fenêtres (qui donne du mouvement à l’image) et les pots où fleurissent des géraniums et des bougainvilliers rouges. Ce sont ces transparences silencieuses qui reposent les yeux de ceux qui visitent ses expositions, les remplissant de sensations romantiques et enivrantes. L’ordre aussi est pour Ventura une question vitale, ce qui est visible dans ses habitudes et dans son schématisme pictural (chaque chose à sa place et rien de superflu qui puisse déséquilibrer l’ensemble)… »

Claudio De Rocco

« …La grande sensibilité de l’artiste Maria C. Ventura, visible dans sa créativité, est fruit d’un long questionnement intérieur. Le contact avec la nature, au cours de ses voyages fréquents, le permet de cerner rapidement ce qui l’active, qu’elle filtre ensuite à travers son émotivité romantique… »

Francesco Chetta

« …M.C. Ventura caresse avec ses aquarelles l’ancien mystère de la vie, en transformant un paysage, une image, en des souvenirs bien nets de sa Lisbonne lointaine, toujours vivante et présente dans sa mémoire… »

Mariarosaria Belgiovine

Mais surtout c’est la critique de Italo Marucci que  met en évidence la personnalité e l’ art de Maria C. Ventura :

« Dans ses aquarelles, Maria C. Ventura traduit su une feuille de papier un monde enchanté, très personnel, parfois ingénu ou poétique ou même, ironiquement sentimental ; elle raconte en images son Portugal et Italie, images qui montrent le développement d’un roman que n’est autre que le résultant de ses émotions et de sa propre vie.

Maria C. Ventura révèle un tempérament passionné et délicat qui trouve sa source d’inspiration dans la contemplation du paysage et transforme le tout dans un événement fantastique : une esquisse de Rome, un coucher de soleil à Vénize, la mémoire de « sa » Lisbonne , tout ça, grâce à sa technique , se transforme en événement chromatique. Dans ces œuvres il y a une attraction poignante , passionnée par le paysagisme  de la fin du siècle ; son langage a quelque chose de pathétique par le besoin d’ évasion, dans une atmosphère où les réminiscences de certains endroits sont la réalité la plus important. Fleurs et paysages se succèdent dans ces travaux, mais c’est au second qu’elle est le plus attachée, ce penchant qui l’amené  à voir le paysage dans la peinture. Le panorama est comme elle l’a conçu, c'est-à-dire ,se mettent dans un état d’observation  attentive devant la nature « en pose » ; comme en liaison continue et cachée entre ses affects et le paysage.    De la patiente écriture pictural naît une sorte de quiétude, d’humble  et passionnée élégie, émise en silence par le contact avec des formes de la plus objective des réalités (mer, montagne, plaines ).

Les paysages semblent accueillir un désir délicat  de recherche picturale, dans le sens d’une adéquation aux raisons, toujours en développement d’une peinture qui ne veux pas ignorer les résultants de l’art moderne.

L’art de Maria C. Ventura est un de ces arts qui veulent faire un choix dans la réalité et, par conséquent, une opinion décisive et intransigeant de moyens d’expression - narratives e paysagistiques : une poésie voulant donner la plus intégrale et concrète vision objective de la réalité, en dehors des complaisances formelles décadentes et intellectuelles. Cette peinture traduit une prise de conscience des aspects du réel – ambiances, personnages, choses- qui cueille la valeur ,la substance vitale et historique de ce qui existe autours et en rapport avec l’artiste. C’est une aquarelle sobre, dans laquelle sont versées les couleurs méditerranées de la réalité : les formes plastiques des maisons ne perdent pas son essence ; tout est dominé par la synthèse expressive : les fentes, les opacités, deviennent des éléments d’une vision poétique qui ne veut pas  s’orienter dans les chemins du goût décoratif ni dans celui d’illustration pathétique. Considérant son oeuvre ,on découvre immédiatement,au-delà de la technique de l’aquarelle, quelle est la nature de l’artiste : un sentiment cordial et alerte de l’épisode offert par la réalité , traduit  dans un goût simple, intimiste, presque en ton de conversation. Instantanéité, donc, mais pas un signe superficiel incomplet : au contraire, capacité de conclure une description efficace, faites de touches et couleurs, un moment de vie quotidienne ; et en conséquence participation sensible dans le monde qui nous entoure et auquel on appartient forcement, même quand on est artiste.

Un monde qui est pleinement réalisé en termes figuratifs, libres de toute les conventions et néanmoins totalement respectueux. Des exigences communicatives : donc, à la rigueur des structures correspondent parfaitement les relations chromatiques exaltées et impulsées par une lumière qui est  pour l’artiste (d’origine portugaise), une composante essentielles ,qui sert a donner à la réalité la magie d’un songe.

Italo Marucci

Voici des mots justes pour un beau travail !

Vasco Bettencourt Sampaio

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© Jun2010

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